News du monde de nos compagnons par Alain Frey


A chien glouton ou difficile, dressage différent ?

Une étude a mis en évidence une corrélation entre le comportement alimentaire des chiens (la vitesse d’absorption de leur repas) et leurs capacités à apprendre une nouvelle tâche. Les résultats sont fondés sur l’observation de 34 chiens non stérilisés (âge moyen : 4.2 ans) appartenant à 21 races différentes. Grâce à des renseignements vidéo faits pendant les repas, les chiens ont été classés en trois catégories : mangeurs « rapides »(R), mangeurs lents (L) et chiens difficiles (D). Tous les chiens ont appris des ordres basiques (assis, couché), grâce à une méthode de renforcement positif : tout ordre bien exécuté était d’abord récompensé par une distribution alimentaire. Dans un second temps, seuls des encouragements et des caresses étaient prodiguées aux chiens.  

-   Les chiens R (les plus gloutons) sont ceux qui répondent le mieux au conditionnement utilisant la nourriture. Mais leurs résultats se détériorent quand la récompense ne comporte plus qu’encouragement et caresses. La période pendant laquelle les chiens fixent le dresseur se raccourcit. Dix chiens sur quinze, dans ce lot, appartenaient à des races prédisposées à l’obésité (Labrador retriever, Cocker, Dalmatien, Teckel, Golden retriever et Shetland).

-   Les chiens du groupe L (lents) passent sans difficultés d’un type de récompense à un autre : les résultats sont à peu près à l’identiques sans les deux cas.

-   Les chiens du groupe D, peu motivés par la nourriture ont du mal à se « connecter » au renforcement secondaire de manière générale. Le Greyhound, le montage des Pyrénées et le Viszla figuraient dans ce groupe.

Pour les auteurs, la sélection, la sélection des chiens les plus faciles à dresser pourrait s’appuyer sur l’observation du comportement alimentaire.

Grande Bretagne : La Grande Bretagne se méfie    

          des tiques

 

Depuis que chiens et chats sont autorisés à voyager en dehors de Grande Bretagne et à retourner dans leur pays d’origine, les autorités sanitaires de ce pays ont mis en place un système d’observation des tiques. Depuis 1976, de très nombreuses espèces de tiques ont été identifiées chez les chiens en quarantaine. Les traitements acaricides n’ayant pas une efficacité de 100% et les changements climatiques facilitant le développement des parasites, l’introduction de maladies vectorielles représente un danger réel. Le Royaume-Unis se fixe pour objectif de réagir vite au cas où des maladies transmises par les tiques apparaitraient au Royaume-Unis.

Effet placebo chez le maître ou chez le chien ?

 

L’effet placebo, bien connu chez l’homme est rarement étudié chez le chien. Des données concernant le traitement de l’épilepsie canine montrent cependant que cet effet est mon négligeable. Lorsque l’on compare les résultats cliniques de différents traitements de l’épilepsie, on s’aperçoit que, quel que soit le traitement, une diminution très importante du nombre de crises convulsives est observée chez les chiens recevant un placebo.

Dans le cas de l’épilepsie, l’effet placebo serait « efficace » dans 26 à 46% des cas. Pour les auteurs, cet effet placebo concerne le maître qui « veut » voir une amélioration de l’état de son chien. Mais qui sait si les chiens eux-mêmes ne sont pas influencés par le « faux » traitement ?!

Italie-Suisse : Le chien aussi souffre de la pollution

 

Une étude menée par des universitaires vétérinaires italiens et suisse, montre que le fréquence des cancers des poumons est plus que doublée chez les chiens dont les voies respiratoires sont les plus souillées par des particules de carbone (antracose) à cause de la pollution de l’air. Cette maladie facilite également le développement des cancers de l’appareil respiratoire chez l’homme : Elle est bien connue des mineurs travaillant dans les mines de charbon. Dans une précédente étude, les mêmes auteurs avaient montré que les chiens vivant à proximité de décharges sauvages présentent un risque plus élevé de cancer du système lymphatique.

Etats-Unis : D’où vient mon chien et quel est son avenir ?

 

Un nouveau teste génétique réservé aux vétérinaires (Wisdom Panel Professional) tente de répondre aux questions que l’on peut se poser sur l’origine génétique et la santé future d’un chien. Ce test a été développé au centre de recherches de Waltham appartenant à la société Mars : 19 millions d’analyses chez plus de 13000 chiens ont été nécessaires pour sa mise au point. A partir d’un échantillon de sang, le test est capable de rechercher l’empreinte de plus de deux cent races, types et variétés dans le génome du chien, avec une validité de 90%.  

 Il est également possible d’estimer précisément le poids à l’âge adulte et de détecter un risque génétique vis- à-vis d’une douzaine de maladies héréditaires. (www.genengnews.com).

Allemagne : Les maladies voyagent avec les chiens

 

Des examens ont étés effectués chez 4681 chiens présenté à des vétérinaires allemands dont 4226 avaient été importés de pays d’Europe du sud, le reste des animaux ayant simplement séjournées dans des zones à risque. Parmi ces chiens, 23.4% étaient séropositifs vis-à-vis de la babésiose, 12.2% vis-à-vis de la leishmaniose, 10.1% vis-à-vis de l’ehrlichiose et 7.7% des chiens étaient porteurs de microfilaires Les résultats ont été ensuite comparés à ceux obtenus chez 331 chiens vivant au Portugal. Chez ces chiens, les pourcentages de chiens positifs étaient respectivement de 58%, 24.8%, 9.1% et 5.3% pour ces 4 maladies. Ces résultats montrent que les échanges avec des pays où certaines maladies sont endémiques font peser un risque important d’importation de ces maladies.

Ces articles proviennent de revues  professionnelles spécialisées. J’ai pensé qu’il était important de partager ces informations avec vous, tout en sachant qu’elles ne reflètent pas mon opinion.  Vos remarques sur cette nouvelle rubrique sont les bienvenues